laisse-moi te dire l’essentiel
tu me demandes si j’ai souri aujourd’hui
le sublime des rires est dans les bosquets,
des prairies sous-marines
la fureur des ardeurs sous cape
le masque des regards fous, en transe,
latence transsibérienne
ailes sombres repliées
et baisers clairs semés
pas l’heure pour hiberner
pâle heure pour faire l’amour
les moulins à vent attendront
les roses au garde-à-vous
je piétine je m’excite
j’entends ta voix brûlante
comme un pavé d’été
absente derrière des briques
invisibles qui rougissent
elle s’écume et remonte
des gorges secrètes
où vivote un troupeau de mots amaigris
rien de superflu rien d’excessif
la saison parle
la joie éclate comme elle vient
et qu’attendent les larmes,
nutritives
sinon le regain de vivacité.

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