Un vieux et sa vieille cachés sous la terre
main pourrie dans la main pourrie, bien au chaud dans la crasse
se parlant à travers leurs lèvres disparues se comprenant sans mots
écoutant le chant lent et grave de la terre qui se nourrit
se demandant dans leur cœur
si jamais ils mourront.Joyce Mansour, Poésie, Cris
Une flamme lourde
s’égare retombe
reste dans l’ombre
des jardins silencieux
où l’arbre de feu
laisse choir nos fruits mûrs
abandon ou pourriture
retour aux racines
essence-mère
de la réconciliation
où l’on se retrouve
reprendre à zéro
que dit notre testament ?

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