étude pour une rose – inspiration du jardin et par quelques toiles de Cy Twombly



Pardon
de t’aimer si fraîche
tout juste éclose



si parfaite en toi-même



que sont ces plis ni noirs ni bleus
l’encre ne sait pas dire
de jolies choses
comme tu les exhales
Pardon
de t’en vouloir
de faire de l’ombre
à ces mots si pâles
mais tu es si naïve
ne pas imaginer tout ce que tu représentes :
le ciel
un visage
un nombril
un nuage
et sans doute toute la grâce du monde qui se cache si gracile à l’abri de tes pétales qui disent toutes les passions qui brûlent, convolent, gravitent comme on te regarde
Pardon
d’avoir l’enfer qui m’habite
quand je pense à ta peau
si désirable
à ton parfum
ineffable
à tes ombres qui emportent
tous les charmes
« Au fond ce que je veux c’est que personne ne m’entende
Pour que je puisse t’aimer tragiquement ! »

The Rose (III) et The Rose (V), 2008, Cy Twombly, Acrylique sur panneau de bois
Photographie : Astarté
Égérie : Ghislaine de Feligonde
Texte et illustrations encre et feutres écoline : Astarté
en italique : extrait de Je te demande pardon pour t’aimer tout à coup, Vinícius de Moraes, traduit du portugais par Jean-Georges Rueff
Peinture : Cy Twombly

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