Envoyez les éclaireurs
je suis déjà mort
laissez le vent
emporter alors
ce qu’il reste de moi
ci-gît l’œuvre dernière
poètes,
brûlez les lampes
que tout s’éteigne
et que tout flambe
en mon honneur
puis-je l’avoir ?
embrasez-moi
ou doubler la lettre
pour le baiser dernier
et enfin balayez
ces poussières d’encre
pour qu’il ne reste
aucune cendre d’émoi.

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