Je sens l’été rougir encore
celui qui ne veut surtout pas partir
et se sent libre et l’âme d’éclore
sur des troncs plus virils que lui
Je sens l’été rougir encore
il s’orne du gel fragile de l’automne
s’acclimatant à la brume endormie
au pied des arbres lui servant de parvis
Je sens l’été rougir encore
à voir ses roses qui poussent dans la nuit
et ce jardin d’eden qu’il irrigue dès l’aurore
resplendissant de blanc de rose et d’or
comment pourrait-il cacher ses envies ?
