Je porte l'univers depuis que tu as inscrit dans mon cœur la marque de fabrique des poussières j'abrite l'hymen du verbe où les mots portent la vie dans des chambres lunaires couveuse ou soufrière ensuite libres comme l'air muse porteuse je sers réveille d'anciens systèmes solaires Je porte l'univers sans poids sur le dos pataphysique mystère étant minuscule moi-même poussière moi-même un mystère effet de transfert vortex ou clinamen où le réel s'emmêle s'abreuve de bréviaires aux sources des cantiques vivant la chute ascensionnelle d'une orbite à l'extrême Je porte l'univers j'attire et je cueille des particules géorgiques fileuse d'étoiles naines tisseuse d'étoiles nouvelles fragments à taille humaine fragments de vers modernes pris dans des ciels de traîne et les répons s'enchaînent chant des corps au versant versus loi de Kepler le puzzle s'éclaire et l'écho-sphère s'étend semaine après semaine Je porte l'univers l'empyrée de la terre secret hypogé s'étirant jusqu'à la voie lactée un testament du temps prolégomènes en toile des mers une diffraction s'opère sous protection de Philomène des mondes se créent scène après scène anomalie vraie où l'angle irradie où l'émerveillement jamais ne périt où l’œuvre s'espère multisensorielle.