Des vers çà et là
bouche tressée ouverte
d’arabesques alvéolaires
déverse çà et là
ton désir pour moi
qui aime respirer
dans l’espace embryonnaire
construit au compas du cœur
où la promesse poussera
d’un verbe organique
où les organes sont rois
le long de figures tutélaires
aux herbes folles arrosées
une tendre féérie s’agite
les mains plongées
dans les adventices
où reposent méditent
des plumes corinthiennes
vivaces et libres
à ne pas tailler trop vite
pas tout de suite attendre
l’envol ou la fuite
des drageons d’or y dessinent
l’itinéraire poétique
où le sensible prolifère
Tout ce qui nous habite.
