Ainsi, des météores innocents jouent sous tous les soleils, se mêlent à toutes les lunaisons, et participent aux quatre saisons.
Les météores ? On a pris l’habitude de ne nommer météores que les astres errants, les étoiles filantes ou la foudre. Or tous les phénomènes qui se passent dans l’atmosphère répondent à ce beau nom. La grêle, le brouillard et les pétales de la rose des vents sont des météores, ainsi que le givre, le grésil et le dégel, l’arc-en-ciel et le halo lunaire, et aussi, les silencieux éclairs de chaleur où se libère l’angoisse des nuits de juillets; météores enfin le rougeoiement des couchants et les lueurs vertes de l’aube. — Plaisir des météores, Marie Gevers

Le soir imbibé de l'azur
indigo brassant l'eau
polychromes de bleu
du plus tendre au plus pur
Le soir distille aux alentours
échos d'essence et amoureux
voix de chantre ou murmures
appelant l'aura de bon augure
Le soir alors dissipe la peur
amène il s'est levé si sûr
absorbant les couleurs
pour son plus beau poème
Le soir ainsi répand l'Amour
de bas en haut des plaines
les mots brassés du jour
peuvent enfin dire je t'aime.
