Tes yeux
que je toise
que j’apprivoise
Et de réaliser
que ce sont eux
la première phrase
qui emporte tout.
et l’écrit vint.
Comme ta main
et ce corps
qui a suivi
le geste
inoffensif
anodin
mais décisif
en accord avec
le reste.
La main que j’attendais
est venue à moi
pour écrire ce qui vient.
J’ignore ce qui m’attend après.
La page.
Le Bonheur incertain.
Le Doute.
Ce parchemin, indéchiffrable,
mais indispensable, à la fin.
Je sais seulement que je t’attendais. Mais à peine ai-je écrit cela que tes yeux me reviennent comme si tout était déjà là, qu’il était inutile d’aller plus loin.
Au-delà de tes yeux c’est le monde qui se perd en moi. En m’appuyant sur eux, c’est peut-être le monde que je soulèverai de ma main, et l’écriture pourrait alors s’opérer en moi.
