Abats tes paupières
Sur moi
Mon corps est sur la corde
Ample et raide
je suis le spectre
Teinté de ton encre
Trop vite écoulée
Je brille m’évapore
Je ne suis que pensées
On dirait le ciel
De jaspe taché
Lisse je suis imbibé
De ce désir que tu laisses
Là
Abats tes paupières
Sur moi
Étreins la lumière que tu vois
Referme sur mes seins nus
Tes bras d’ombre sans vertu
Il incombe à l’édifice
De s’abattre quand il le voudra
Connaître, reconnaître
Croire au sacrifice
Entre deux courants d’air
Je sens se rabattre tes paupières
Sur moi.
f.
